A la découverte du pêcheur masqué :
Beaucoup seraient étonnés d’apprendre que « Balbuzard » émane en partie d’une latinisation de l’anglais bald, chauve. Au loin, la calotte blanche de l’oiseau donne en effet un aspect dépouillé sur le crane. Un dénominatif somme toute bien singulier pour un si noble oiseau…
De taille supérieure à la buse variable, le Balbuzard se distingue assez aisément des autres rapaces par le dos brun foncé et le dessous du corps blanc. Un bandeau brun, un collier sombre et une tache noirâtre soulignent l’œil, la poitrine et les poignets. Les ailes longues, fines et très nettement coudées autorisent autant un vol souple que des piqués vertigineux.
A Virelles, le balbu peut être observé d’avril à début novembre, même si l’estivage complet est très rarement noté. La période idéale reste à coup sûr la mi-septembre où il n’est pas rare de voir simultanément leur nombre approcher la dizaine d’individus sur le site, tout à fait exceptionnel à l’échelle de la Wallonie !
Le spectacle est alors d’une grande intensité ; des plongeons de plus de vingt mètres se succèdent à un rythme effréné ; pas le temps de se remettre d’un piqué à couper le souffle que déjà, à portée de jumelles, un autre individu tente lui aussi sa chance. Le poisson capturé sera le plus souvent calmement dépecé au sommet des frondaisons d’un arbre proche, l’occasion de déterminer l’espèce qui cette fois sera au menu du rapace : brochet, tanche, gardon ou brème.
Le butin et l’apparente nonchalance du rapace attirent régulièrement une corneille peu adroite à la pêche mais non moins vorace… Le téméraire Corvidé tente par des harcèlements répétés de faire lâcher le repas tant convoité. S’il y arrive, nous nous consolerons en nous disant que l’aigle nous fera à nouveau l’honneur d’une séance de pêche dont lui seul a le secret…
Tout savoir sur la pose d'une aire à balbuzard à Virelles...










